Le journaliste a annoncé mardi dernier qu’il renonçait à briguer la direction de la rédaction du quotidien, invoquant des résistances internes au sein du journal. Rappelons que selon les statuts de Libération sa candidature devait être soumise au vote de la rédaction.
Dans un message adressé aux salariés et consulté par l’AFP, l’ancien dirigeant du Figaro puis des Echos explique avoir pris cette décision après avoir « constaté les réticences à (sa) venue ». Sa candidature avait été proposée la semaine précédente par Denis Olivennes, président de la société actionnaire principale du journal, suite au départ de Dov Alfon.
Une annonce qui avait rapidement provoqué des tensions au sein de la rédaction. Réunis en assemblée générale, plusieurs journalistes avaient exprimé leur opposition, certains qualifiant même cette nomination potentielle de « provocation », en raison d’un parcours marqué par des médias à la ligne économique plus libérale.
Dans un message adressé aux équipes, la SJPL a tenu à préciser que « ni les compétences professionnelles, ni les qualités personnelles, ni le projet » du journaliste n’étaient remis en cause. Elle souligne toutefois un décalage jugé trop important entre « sa trajectoire » et « l’identité profonde de Libération », récemment réaffirmée par la rédaction.
