
C’est une décision qui marque un tournant important pour la liberté de la presse. Dans un arrêt consulté par l’AFP, la Cour de cassation a affirmé que la protection des sources des journalistes s’applique en toutes circonstances, y compris en dehors de leur rédactions et que tout journaliste peut s’opposer à la saisie de ses documents, dès lors que leur exploitation risque de révéler ses sources.
La plus haute juridiction judiciaire a ainsi donné raison à Philippe Miller, interpellé fin 2024 dans un restaurant parisien alors qu’il rencontrait une femme soupçonnée d’être l’une de ses sources. Lors de cette intervention, les autorités avaient procédé à la saisie de ses notes, de son ordinateur portable et de son téléphone.
Le journaliste contestait la légalité de ces mesures, estimant qu’elles portaient atteinte au secret des sources, un principe fondamental du journalisme. La décision de la Cour vient désormais clarifier ce point : ce droit ne se limite pas aux locaux des rédactions, mais accompagne le journaliste dans l’ensemble de ses activités, quels que soient le lieu ou les circonstances.
