Une frappe israélienne a coûté la vie à trois journalistes palestiniens dans le centre de la bande de Gaza, dont un collaborateur régulier de l’Agence France-Presse (AFP). L’armée israélienne a affirmé avoir visé des opérateurs d’un drone qu’elle jugeait suspect.
Selon un communiqué de la Défense civile de Gaza — organisme de secours opérant sous l’autorité du mouvement islamiste Hamas — le bombardement s’est produit dans le secteur d’al-Zahra.
Les victimes ont été identifiées comme Anas Ghneim, Mohammed Salah et Abdoul Raouf Shaath, également orthographié Shaat. Âgé de 34 ans, ce dernier était reporter d’images indépendant et travaillait régulièrement pour l’AFP depuis le début de l’année 2024, après l’évacuation des journalistes permanents de l’agence hors de la bande de Gaza.
Dans un communiqué, l’Agence France-Presse a fait part de son « immense tristesse » après l’annonce de la mort d’Abdoul Raouf Shaath.
L’AFP réclame « une enquête complète et transparente sur les circonstances de sa mort », rappelant que « trop de journalistes locaux ont été tués à Gaza au cours des deux dernières années, tandis que l’accès libre au territoire reste interdit aux journalistes étrangers ».
