Womenology dévoile les résultats de son enquête sur les relations entre les femmes au travail

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Alors que Happy Happening, l’événement organisé par le groupe aufeminin, se déroulera le weekend prochain à Paris pour encourager la solidarité entre les femmes, l’enquête menée par Womenology1 sur les relations entre femmes au travail2, révèle la persistance de stéréotypes de genre et leur intériorisation par les femmes elles-mêmes.

Faire de la mixité une priorité
A l’heure où le sexisme sur le lieu de travail reste une expérience vécue par de nombreuses femmes et que la sous-représentation féminine aux fonctions à hautes responsabilités est aujourd’hui identifiée comme un frein à l’égalité au sein de la société, on pourrait penser que celles qui souffrent de ces deux obstacles au quotidien souhaiteraient davantage évoluer dans un environnement féminin…

Or, les résultats de l’enquête menée par Womenology, le lab de recherche marketing d’aufeminin, auprès de 900 femmes montrent que la mixité au travail ne constituerait une priorité que pour une femme sur deux. 22% des sondées choisiraient même de travailler avec des hommes si elles le pouvaient, contre seulement 4% à qui il plairait davantage de travailler entre femmes.

Des stéréotypes de genre encore persistants
Selon les femmes interrogées, les différences entre les hommes et les femmes dans le monde du travail ne se joueraient pas tant sur les qualités professionnelles que sur les qualités personnelles. 62% des femmes déclarent ainsi que les femmes sont “plus méchantes les unes avec les autres au travail” et qu’elles sont également plus stressées (53%). Défauts qui se répercutent sur la vie en entreprise, puisque pour près de 8 internautes sur 10, les relations professionnelles entre femmes sont davantage de l’ordre de la rivalité.

Encourager les rôles modèles
Sur la question du management, l’insuffisance de rôles modèles féminins ressortirait également des résultats de cette enquête. 44% des interrogées préféreraient ainsi que leur supérieur soit un homme, contre 9% à qui il plairait davantage que cela soit une femme ; 48% n’ayant pas d’avis sur la question.

Si la mixité a fortement progressé dans le monde de l’entreprise ces dernières années, l’enquête menée par Womenology témoigne ici de l’existence de stéréotypes de genre véhiculés par les femmes elles-mêmes, visant à les inférioriser et à renforcer une vision déséquilibrée des compétences. Des stéréotypes à combattre par l’encouragement de la solidarité entre les femmes et la promotion de rôles modèles féminins au sein de l’entreprise.